
Publié le 6 septembre 2026
Mis à jour le 7 septembre 2026
L’imagerie par tomographie volumique à faisceau conique (CBCT) est devenue le pilier incontournable de la planification thérapeutique et du diagnostic en médecine dentaire. Cependant, tout omnipraticien ou spécialiste fait face quotidiennement à une contrainte physique majeure lors de la lecture des volumes tridimensionnels : les artéfacts métalliques. Qu’ils soient générés par des implants en titane, des tenons radiculaires ou des couronnes prothétiques denses, ces éléments perturbent la reconstruction d’image sous forme de halos sombres et de stries lumineuses qui peuvent masquer des détails anatomiques critiques.
Pour surmonter ces obstacles physiques sans déroger aux exigences de radioprotection, Carestream Dental a mis au point une avancée technologique majeure : la chaîne d'imagerie 120 kV Stellar . En associant un tube radiogène de haute puissance à une filtration spectrale intelligente, cette innovation redéfinit les standards de clarté en imagerie volumique .
1. Le problème physique : Le durcissement du faisceau et la "privation photonique"
Pour apprécier pleinement l'apport de la technologie Stellar, il faut d’abord analyser la physique des rayons X. Un faisceau classique émis par un générateur CBCT est polychromatique, c'est-à-dire composé de photons d’énergies diverses. Lorsqu'un tel faisceau rencontre un obstacle métallique très dense, les photons de basse énergie (communément appelés « photons mous ») sont presque intégralement absorbés. L'énergie moyenne du spectre restant est modifiée, provoquant le phénomène physique dit de durcissement du faisceau (beam hardening), responsable de l'apparition de traînées sombres et claires sur les reconstructions.
Parallèlement, si l'épaisseur ou la densité du métal est trop prononcée, aucun photon ne parvient à le traverser pour exciter le récepteur d’imagerie. Cette absence de signal, appelée privation de photons (photon starvation), engendre des halos noirs d'ombres portées qui obliterent l'os cortical périphérique ou l'espace ligamentaire adjacent .
2. Augmenter la tension (kV) : La solution classique et ses limites
L'une des méthodes les plus directes pour contrer ces artéfacts consiste à augmenter la tension du tube radiogène (exprimée en kiloVolts ou kV). Une tension accrue produit des photons nettement plus énergétiques, capables de traverser plus aisément les restaurations denses sans subir de durcissement excessif (Carestream Dental, 2018).
Cependant, en radiologie conventionnelle, l'augmentation brute de la tension s'accompagne de deux inconvénients cliniques majeurs :
3. La Technologie Stellar : L'alliance du 120 kV et de la filtration intelligente
La technologie Stellar (proposée en option sur le système phare CS 9600 de Carestream Dental) résout brillamment cette équation en couplant un tube de 120 kV à un filtre spectral breveté.
Son principe de fonctionnement repose sur une purification sélective du faisceau de rayons X :
Le résultat clinique est doublement vertueux : moins de photons atteignent le patient (dose d'exposition optimisée), tandis que davantage de photons d'énergie élevée atteignent le capteur d'imagerie (qualité diagnostique maximisée).
4. Quels bénéfices cliniques au quotidien pour le cabinet ?
Le déploiement de la technologie 120 kV Stellar offre des avantages diagnostiques immédiats :
En mariant la physique fondamentale des rayonnements à une ingénierie de filtration de pointe, la technologie 120 kV Stellar s'impose comme la nouvelle référence clinique pour les praticiens exigeants qui refusent de faire le choix entre précision diagnostique absolue et sécurité dosimétrique.